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Bunkers : quel avenir pour les mastodontes de béton ?

Construits pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de bunkers parsèment le littoral français. Face à ces bâtiments presque indestructibles, collectivités, associations ou investisseurs privés se lancent dans des opérations de valorisation ou des détournements d’usage.
Marie Hérault Le mardi 7 juillet 2026
Lieu mémoriel et culturel, à Saint-Nazaire, l’ancienne base sous-marine mixe les usages. © Alexandre Lamoureux

«Les bunkers sont des ovnis du patrimoine», observe Emmanuel Mary, chargé des patrimoines à la ville de Saint-Nazaire. «Ce sont des bâtiments totalement atypiques de par leurs formes, conceptions, dimensions ou pathologies. Ils sont sans équivalent.» Majoritairement conçus durant l’Occupation, les batteries, bunkers ou blockhaus font depuis face à des destins hétérogènes, entre préservation mémorielle, reconversion et abandon. La première voie, évidente, est celle du témoignage historique, notamment au travers d’initiatives associatives ou de projets portés par des particuliers passionnés, à l’image des chantiers de restauration bénévoles de l’association AtlanticWall Memory (Noirmoutier) ou de musées privés (le Grand Blockhaus à Batz-sur-Mer, Les Sables-d’Olonne ou La Rochelle). Il existe même des démarches familiales, telles qu’Atlantic Wall Explorers, visant à parcourir l’intégralité du mur de l’Atlantique.

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