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L’ascenseur, pas toujours social

C’est le moyen de transport le plus emprunté dans le monde. Mais les ascenseurs s’avèrent profondément inégalitaires : ils tombent plus souvent en panne dans les quartiers populaires.
Olivier Razemon Le lundi 21 septembre 2026
Les ascensoristes plaident pour une modernisation du parc français, « sous-équipé » par rapport à ses voisins. © qunica.com / Adobe Stock

Cela n’arrive jamais au bon moment. Juste avant un rendez-vous important. À l’instant où l’on rentre des courses. Avec un enfant un bas âge. Quelles que soient les circonstances, la panne d’ascenseur fait enrager. Que l’on soit au pied de l’immeuble ou, pire, coincé dans la cabine, une mésaventure qui arrive tout de même à 150.000 personnes chaque année en France. Les canicules rendent l’expérience plus probable et encore plus pénible.
Une fois la machinerie réparée, on n’y pense plus. Avec 661.000 exemplaires dans le pays, selon la Fédération des ascenseurs, qui regroupe 170 entreprises, la machine inventée par l’Américain Elisha Otis au XIXe siècle assure 100 millions de trajets par jour dans l’Hexagone. Des déplacements verticaux auxquels on a recours sans y penser.

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