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À Bagdad, l’ambassade de France au cœur d’un imbroglio foncier

Occupée depuis les années 1960 par la représentation diplomatique française, une demeure du quartier Al-Mansour appartenant à une famille juive irakienne, est au centre d’un litige mêlant droit de propriété, enjeux fonciers et diplomatie.
Muriel Rozelier Le mardi 31 mars 2026
L’entrée de l’ambassade de France à Bagdad. 24 millions d’euros de loyers impayés et d’intérêts accumulés sont réclamés à la France. © Karim Sahib / AFP

Sur les rives du Tigre, à Bagdad, dans le quartier d’Al-Mansour, l’ambassade de France occupe depuis plus de soixante ans une vaste résidence construite dans les années 1930 par les frères Ezra et Khedouri Lawee, prospères commerçants juifs irakiens. L’État français ne verse pourtant plus de loyers à cette famille depuis le milieu des années 1970. Ce qui a poussé ses héritiers, installés au Canada, à lui réclamer 24 millions d’euros de loyers impayés et d’intérêts accumulés devant les tribunaux français. Leurs avocats estiment que les autorités françaises ont notamment bénéficié des effets d’une «politique antisémite» menée par les autorités irakiennes à partir des années 1950.

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